Relance verte pour sortir du rouge

Encommun_0En Commun n°60

Mai 2009

 

Pour sortir de la crise, les uns proposent une relance par l’investissement, les autres une relance par la consommation. Ces deux approches n’ont d’autres ambitions que de brûler des milliards d’euros pour maintenir à flots un système libéral et productiviste qui a failli et qui nous emmène dans une impasse. Réagir à cet effondrement ne peut se faire en recourant aux recettes du passé pour réparer un système à bout de souffle. En effet, les crises financière et économique se surajoutent aux crises écologique et sociale. Ce que nous subissons est la résultante de la dictature du court terme et de l’exploitation effrénée des êtres humains et de la nature. Stop aux replâtrages. Il faut arrêter de changer le pansement pour mieux penser le changement. Parmi les grands chantiers que nous proposons : la conversion écologique et sociale du système productif 100% sobre et renouvelable favorisant les relocalisations d’activités autour des circuits courts, économes en CO2, générateurs d’emplois locaux et de dynamiques territoriales durables.

La relance actuelle de l’industrie automobile est symptomatique du traitement obsolète de cette crise. Elle repose sur une absence de réflexion sur l’avenir du secteur et de ses salariés. Pour répondre à la hauteur des enjeux, il faut au contraire reconvertir l’appareil productif et la qualification des travailleurs dans le respect de leur sécurisation professionnelle, tout réorientant la recherche. Cette conversion de l’économie passe également par un changement de comportements des citoyens tant dans leur vie quotidienne que dans leur engagement associatif et politique.

Attention, cette transformation ne peut s’effectuer sur le dos des salariés, en raison de l’imprévoyance du patronat et du lobby pétrolier. C’est pourquoi, elle doit s’accompagner d’un bouclier social, d’un revenu minimum d’existence, de plans de formation etc. On l’aura compris, l’avenir passe par la conversion écologique de l’économie, seule réponse responsable et globale à la crise du système.

Les conseillers du groupe Verts, Socialistes indépendants et Citoyens ont décidé de changer l’intitulé de leur groupe pour couper court aux polémiques inutiles initiées par le groupe socialiste. Ils s’appellent dorénavant : GROUPE VERTS, SOCIALISTES UNITAIRES ET CITOYENS.

Dominique Carré

Président du Groupe Verts, Socialistes unitaires et Citoyens
Conseiller communautaire délégué aux Transports et Déplacements

 

Dominique Carré

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