Pollution de l’air, agir et pas subir

Encommun_0En Commun n°77

Juillet 2011

 

Plaine commune développe une démarche Zapatiste. Non, Plaine commune n’a pas adhéré au fan-club du célèbre guitariste Franck Zappa ni au mouvement zapatiste de libération du Chiapas… Plus prosaïquement notre agglomération s’est inscrite dans une démarche d’expérimentation pour lutter contre la pollution de l’air appelée : Zone d’Actions Prioritaires pour l’Air (ZAPA).

La pollution de l’air engendrée par les véhicules à moteur dans les villes cause chaque année 7 fois plus de morts que les accidents de la route et réduit l’espérance de vie. C’est un problème majeur de santé publique.

Pour y répondre la Commission européenne a décidé d’abaisser les normes réglementaires en matière de Nox et de particules fines (directive 2008/50/CE). La France, mauvaise élève, n’a toujours pas édicté de réglementation, malgré le Grenelle de l’environnement, et n’a toujours pas mis en place, contrairement à de nombreux pays européens, des zones à « bas niveau d’émissions » (LEZ). Il en existe 200 en Europe dans les lieux où la pollution de l’air a atteint des niveaux dangereux pour la santé. La première a été créée en Suède et remonte à 1997.

Pourquoi inscrire Plaine commune dans cette démarche d’expérimentation ?

1- Notre territoire est particulièrement impacté par la pollution de l’air. Le très fort trafic routier génère une qualité de l’air médiocre voire mauvaise et des dépassements de seuils nombreux. Il y va de la santé de nos habitants et salariés.

2- Nous voulons être acteur de cette réglementation. La ville de Paris s’étant inscrite dans cette démarche nous ne souhaitons pas subir les décisions parisiennes qui pourraient avoir aussi un impact sur notre territoire.

3- Notre population modeste ne doit pas subir une double peine – pollution atmosphérique et restriction de circulation.

Les scénarii envisageables sont nombreux. Ils dépendront des résultats de l’étude de faisabilité qui concerne tout le territoire de Plaine commune (évaluation du parc roulant, degré d’acceptabilité sociale, enquête auprès des automobilistes…) et a pour vocation de modéliser les hypothèses en tenant compte à la fois de l’impact sanitaire, des conséquences sociales et économiques. C’est pourquoi la démarche associera les villes, les habitants, les salariés et les entreprises du territoire.

Dominique Carré

Président du groupe.
Conseiller communautaire délégué en charge de l’Éco-mobilité, Voirie et Déplacements
Pierrefitte-sur-Seine

 

Dominique Carré

 

 

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