Intervention du collectif d’associations contre l’implantation d’antennes relais à proximité de sites sensibles

travail_1Conseil communautaire

du 30 mai 2006

 

Jacques POULET donne tout d’abord la parole à un collectif d’associations de Saint-Denis souhaitant interpeller le Conseil communautaire réunis pour protester contre l’installation d’antennes mais à proximité d’établissements scolaires.

L’intervenant du collectif d’associations s’indigne que des riverains aient appris par hasard en décembre 2005 l’intention des sociétés Orange et Bouygues Télécom d’installer des antennes sur leur commune.

Il déplore le manque d’information et de concertation de la part des opérateurs et pouvoirs publics.

Il s’insurge contre ce projet d’installation d’antennes à proximité de groupes scolaires, d’une école maternelle, de crèches et d’un centre de protection maternelle et infantile.

Il s’exprime, ajoute-t-il, au nom d’une association de riverains, de Saint-Denis Environnement, de l’Association des parents d’élèves du Groupe scolaire Jean Baptiste LaSalle et de la FCPE de Saint-Denis, qui ont déposé un recours contre les opérateurs.

Suite à cette mobilisation, la Mairie de Saint-Denis a décidé d’annuler les autorisations de travaux. En janvier 2006, les associations issues de la Société civile ont rencontré les opérateurs à la mairie de Saint-Denis :

il a alors été décidé de rédiger une charte de bonne conduite.

Après l’annulation des autorisations de travaux, les opérateurs ont intenté un recours devant le Tribunal administratif de Saint-Denis qu’ils ont gagné. La Mairie de Saint-Denis a donc fait appel de cette décision, mais cette procédure n’est pas suspensive.

L’intervenant du collectif d’associations précise qu’une antenne est d’ores et déjà installée sur un immeuble à l’angle du square Degeyter et du boulevard Marcel Sembat.

Or la société SFR souhaite implanter une nouvelle armoire électrique, afin d’augmenter la puissance d’émission.

Plusieurs associations se sont opposées à ce projet le 30 mars 2006 :

SFR a donc décidé d’y renoncer.

L’intervenant du collectif d’associations indique que les riverains ont préparé des documents à l’attention des membres du Conseil communautaire : deux lettres de collectifs, un document récapitulant les dernières études scientifiques sur la nocivité des ondes transmises par les antennes de télécommunications, ainsi qu’un projet de loi préparé par 8 députés de 4 groupes parlementaires. Parmi les signataires du projet figure le président de Plaine commune, Patrick Braouezec.

L’intervenant du collectif d’associations souligne l’importance d’une mobilisation conjointe des élus et des citoyens, afin d’éviter que des antennes ne soient installées sans concertation dans des sites sensibles. A ce titre, il demande à Patrick Braouezec et Didier Paillard, maire de Saint-Denis, d’intervenir auprès des directions des opérateurs.

Une deuxième intervenante interpelle les élus afin de les inviter à s’opposer aux opérateurs, auxquels la justice a parfois, ces derniers temps, donné raison.

Elle reste circonspecte face aux conclusions des rapports officiels, qui pointent l’absence de dangerosité des champs électromagnétiques, et elle demande l’application du principe de précaution, inclus dans la charte.

Elle ajoute que les taux de fréquence des antennes devant être installées sur la commune sont très élevés par rapport à la moyenne.

Elle estime que le « talon d’Achille » des opérateurs reste leur image : à cet égard, ceux-ci choisissent parfois de retirer les antennes de téléphonie mobile afin d’éviter toute contre-publicité.

Jacques POULET assure à la délégation que les élus sont fortement impliqués sur cette question, et propose qu’elle soit abordée dans le cadre du plan communautaire de l’environnement.

Pour sa part, il interviendra le 31 mai 2006 auprès des opérateurs afin de savoir comment ces opérations ont été mises en œuvre.

En tant que vice-président chargé des questions environnementales, Michel BOURGAIN remercie la délégation de se mobiliser sur ce sujet sensible.

Il précise toutefois que le sentiment de toute-puissance des opérateurs se fonde sur le comportement paradoxal des consommateurs, qui refusent de subir les effets des ondes électromagnétiques, tout en étant équipés de téléphones mobiles.

Il convient donc d’appliquer le principe de précaution, sans que l’équipement en termes de téléphonie mobile ne soit remis en cause.

Michel BOURGAIN appelle de ses vœux la création d’une commission ad hoc pour qu’une charte de coopération soit signée entre opérateurs, habitants et collectivités territoriales.

Michel Bourgain

Vice-président de Plaine commune en charge de l’Environnement 
et de l’Écologie
Maire de L’Île-Saint-Denis

 

Michel Bourgain

 

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