Du déchet à la ressource – Pour une économie circulaire

Encommun_84En Commun n°84

Décembre 2012

 

Passer d’une économie linéaire à une économie circulaire des déchets et de leur recyclage, tel est le défi à relever pour Plaine commune. Pourquoi est-ce nécessaire ? Notre territoire connaît un fort taux de renouvellement urbain, l’un des plus importants de France. Les projets menés sont grands producteurs de déchets liés à la déconstruction-reconstruction (projets ANRU), à la construction de nouveaux quartiers (éco-quartiers) ou encore d’infrastructure de transports (tramways, tangentielle nord, creusement de lignes de métro).

D’une part, la production de déchets du secteur du BTP sur le territoire est estimée à 1 000 000 de tonnes/an avec une progression prévue de 50% dans les dix ans à venir. A titre de comparaison, les déchets ménagers collectés ne représentent que 150 000 tonnes/an. Les exutoires de déchets de chantiers seront d’ici quelques années pleins, les centres d’enfouissement et les comblements de carrières arrivent aux limites, quant au prix des terres excavées issus des chantiers, elles ont vu leur prix grimper : passant de 15€ à 30 € la tonne.

D’autre part, notre territoire consomme 1 000 000 de tonnes de granulats pour la fabrication de béton pour les constructions, dont une part importante ne provient pas de l’Ile-de-France.

Confrontée à la raréfaction des matières premières, à l’augmentation du prix des carburants, de la pollution atmosphérique (particules fines et CO2) et à l’insécurité routière, Plaine commune a décidé de lancer une étude pour étudier l’impact d’une crise des ressources naturelles et de l’énergie sur la réalisation des projets urbains du territoire. Cette question est d’actualité. Quelques chantiers urbains ont déjà été bloqués pour ces raisons en Ile-de-France. Quant au projet du Grand Paris Express, il questionne la mise à disposition des ressources, la valorisation des déchets, mais aussi l’impact engendré en CO2. A titre d’exemple la construction d’un seul tunnel pour accueillir une nouvelle ligne engendrerait au moins 40 000 tonnes de CO2 par kilomètre.

Dominique Carré

Président du groupe.
Conseiller communautaire délégué en charge de l’Éco-mobilité, Voirie et Déplacements
Pierrefitte-sur-Seine

 

Dominique Carré

 

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