Centre aquatique d’Aubervilliers, les élus s’interrogent sur la pertinence du projet pour le territoire

sport_natation_3Conseil communautaire

du 24 juin 2008

 

La présentation du quatrième point d’étape concernant le centre aquatique olympique d’Aubervilliers, a permis à vos élus d’interroger le conseil communautaire sur l’intérêt de ce projet de prestige pour notre territoire et ses habitants.

Lors de la séance du conseil communautaire, Michel Bourgain intervient pour exprimer ses doutes suite à la présentation du rapport d’étape. Il constate que le fonctionnement du centre aquatique ne sera pas calculé au prorata de l’investissement, contrairement à l’engagement pris par le passé envers le Conseil Communautaire. Plaine Commune s’engagerait désormais à financer 20% des frais d’investissement et 30% des frais de fonctionnement.

Par ailleurs, Michel Bourgain souligne la contradiction entre l’évocation d’un financement pérenne soutenu par la levée de taxe professionnelle importante et l’intervention de l’expert du cabinet KLOPFER [1] en début de séance, insistant sur la fragilité de cet impôt. La taxe professionnelle ne peut être considérée comme une ressource pérenne. Il souligne également que le coût de cet équipement est présenté comme ne concurrençant pas les projets des villes pour la simple raison qu’il serait situé hors PPI [2]. Il s’agit, pour lui, d’un artifice de présentation, s’il ne vient pas en concurrence, ce projet viendra en soustraction. Pour gager cet équipement sur une recette a priori stable, la Communauté d’Agglomération doit miser sur la taxe foncière. Dans la mesure où cet équipement exceptionnel accompagné par la création de la SEM [3] ad hoc serait exclu du PPI, Michel Bourgain suggère d’y adjoindre une recette spécifique sous la forme de la taxe foncière, afin d’éviter de potentielles dérives de gestion.

Dominique Carré note, ensuite, que l’étude menée par le cabinet DTZ repose sur des critères co-établis entre les membres de Plaine Commune et les experts. Pourtant, elle n’inclut pas les facteurs environnementaux qui font partie des priorités de la Communauté d’Agglomération. Dominique Carré revient également sur l’argument selon lequel l’équipement a pour objectif d’accueillir tous les enfants du territoire afin qu’ils sachent nager avant 10 ans. Celui-ci se heurte à l’étude de la répartition des bassins. Le Planning prévoit d’accorder 11% des lignes aux stagiaires, 14% aux scolaires, 19% aux sportifs et 51% au grand public. A son avis, l’objectif de donner la priorité aux scolaires n’est pas atteint. Il ajoute que les recommandations émises par le Conseil de développement n’ont pas été suffisamment considérées. En effet, le Conseil de développement souligne que la localisation des bassins à proximité de lieux de vie et une bonne desserte par les transports en communs sont essentiels pour rendre l’équipement accessible aux jeunes et aux familles du territoire. Or, le regroupement des bassins dans une zone excentrée par rapport au territoire ne peut constituer une réponse pertinente en la matière ni répondre aux besoins des élèves des villes de l’agglomération.

Notes
[1] expert mandaté par Plaine Commune pour effectuer un audit des finances de la communauté d’agglomération
[2] Plan Pluriannuel d’Investissement
[3] société d’économie mixte

Dominique Carré

Conseiller communautaire délégué aux Transports et Déplacements
Adjoint au maire de Pierrefitte-sur-Seine en charge de l’Écologie,
du Développement durable, de l’Aménagement et des Transports

 

Dominique Carré

 

 

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